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Comment l’activité physique agit-elle sur le cancer ?<sup>(1)</sup>
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Comment l’activité physique agit-elle sur le cancer ?(1)

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L’impact de l’activité physique sur le cancer

Pour se multiplier, les cellules cancéreuses ont besoin de la stimulation de certaines hormones. C’est l’action de l’activité physique et sportive sur la masse grasse et la sécrétion de ces hormones qui explique son impact positif sur le développement du cancer.

Par une action sur l'insuline(1)(2)

L’insuline permet aux cellules d’absorber le glucose, ce qui favorise leur croissance. Il a été démontré que l’activité physique consomme de l’énergie et donc du glucose, réduisant ainsi le taux d’insuline dans le sang, ce qui diminue le risque de multiplication des cellules cancéreuses. Elle rend aussi les cellules plus sensibles à l’insuline, induisant une diminution des taux d’insuline dans le sang chez les personnes faisant de l’activité physique régulièrement.

Par une action sur les hormones sexuelles(1)(2)

Les œstrogènes ou la testostérone, notamment mis en cause dans le développement du cancer du sein, de l’endomètre ou de la prostate, stimulent la croissance des cellules devenues cancéreuses. Or, l’activité physique régulière abaisse le taux d’œstrogènes ; elle bloque aussi l’action de l’hormone en l’empêchant d’agir sur ses récepteurs.

Par une action sur la masse graisseuse(2)

Les tissus adipeux contiennent des cellules, les adipocytes, qui sécrètent elles-mêmes de nombreuses hormones appelées adipokines. Parmi celles-ci, la leptine stimule la multiplication des cellules cancéreuses alors que l’adiponectine est pro-apoptotique, c’est-à-dire qu’elle favorise la mort programmée et naturelle de nos cellules. En contribuant à diminuer la masse graisseuse, l’activité physique diminue la libération de leptine et augmente celle d’adiponectine, freinant ainsi la croissance des cellules cancéreuses.

Par une action sur le comportement sédentaire(2)(3)

L’inactivité physique et la sédentarité, c’est-à-dire le temps que nous passons assis ou allongés, entre le lever et le coucher, sont actuellement reconnues comme des facteurs de risque favorisant la survenue de nombreux cancers, de maladies cardioïde-vasculaires ou métaboliques, comme le diabète de type 2. La pratique d’une activité physique et sportive régulière est une vraie arme anti-cancer, une des clés pour limiter les risques d’être, un jour, touché par cette maladie.

La recommandation

30 minpar jour

5 jourspar semaine

30 minutes par jour, au moins 5 jours par semaine, abaissent la production de cytokines, des protéines sécrétées par les cellules inflammatoires qui s’accumulent autour de la tumeur pendant 72 h.

Ces protéines favorisent la fonte des muscles, agissent au niveau du cerveau en entraînant une fatigue, des troubles du sommeil et de la mémoire. Par son rôle anti-inflammatoire, l’activité physique limite ainsi la production des cytokines et leur action. L’idéal est donc de pratiquer une activité physique adaptée et régulière.

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Lire aussi :

(1) CAMI Sport & Cancer, Livret Patient - Comprendre les impacts et bénéfices de la thérapie sportive contre le cancer, 2018

(2) INCa, Bénéfices de l’activité physique pendant et après cancer - Des connaissances scientifiques aux repères pratiques, 2017

(3) https://www.fondation-arc.org/support-information/livret-bougez - Consulté le 12/08/19

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Mise à jour le 01/07/2022